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Try This! #83

/ mardi 4 juin 2013 /

Que du frenchy aujourd'hui avec les Chateau Marmont et leur nouvel album ainsi que le nouvel EP de Toxic Avenger...


On commence avec l'album The Maze tant attendu des Chateau Marmont qui est sorti le 27 mai dernier. C'est le triomphe pour ce groupe qui a su se faire un nom au fil des années. 

Le magicien Yuksek a sauté sur l'occasion pour remixer l'un des titres du groupe (Wind Blows) en ajoutant sa touche personelle que l'on commence à connaitre depuis le temps; une formule magique qui marche à tous les coups: une electro poppy qui te donne envie de remuer tes pattes. Il faut reconnaitre au rémois un certain talent pour choisir toujours plus finement les artistes qu'il va remixer étant probablement sûr, avant la création du remix, que l'alchimie sera forcément au rendez-vous.




On continue sur le même territoire avec le Toxic Avenger qui avait plus ou moins disparu de la circulation après Angst et une tournée réussie avec le groupe Bonjour Afrique!.

C'était sans aucun doute pour mieux préparer son retour avec un album probablement voué à l'amour et la débauche si l'on en croit son titre provocateur: Romance & Cigarettes à venir le 4 Octobre prochain (donc dans un petit moment quand même). Comme pour l'annoncer, un EP éponyme vient de sortir. Le chanteur des Stuck In The Sound, José Reis Fontao, a prêté sa voix au titre phare et Demon vient de le remixer pour notre plus grand plaisir. Une production de qualité, un refrain entrainant, il n'en faut parfois pas plus pour réussir son coup! Une electro puissante dans une ambiance assez rock qui n'est pas sans nous rappeler parfois le son des I Am Un Chien!! le groupe du frère de José, David. Une affaire de famille donc. On espère maintenant que l'album sera du même calibre.

Try This! #63

/ mardi 4 décembre 2012 /

Aujourd'hui un Try This! empreint de mélancolie et de romantisme avec pour commencer un incroyable titre de l'allemand Acid Pauli. 

On ne doutait pas que c'est en terre teutonne que la meilleure deep-house / minimale se crée en ce moment avec des artistes comme Max Liese, Nico Pusch, Alle Farben, Marlon Hoffstadt ou encore Niconé pour ne citer qu'eux. Si vous en doutiez encore le titre qui va suivre va très rapidement vous faire comprendre le pourquoi du comment.


C'est Acid Pauli aka Martin Gretschmann qui s'est occupé de mixer une "petite" compilation de 43 titres paru sur le label Crosstown Rebels; on y trouve des pointures comme Nicolas Jaar mais aussi d'illustres inconnus qui nous régale tout autant (le tout évidemment passé au polish de Martin). Le Dj résident du feu légendaire Bar 25 de Berlin a fait un sans fautes lors de sa sélection. L'album s'appelle Get Lost V et quand on écoute on comprends pourquoi: des mélodies qui t'emporte loin, très loin.


Ce titre en particulier: Man O To est particulièrement touchant car les paroles sont en perse et cela fait sans aucun doute la différence. On pourrait traduire le titre par Toi et Moi en français et il est inutile de vous préciser qu'il n'y a nul besoin de traduire les paroles pour en comprendre le sens. La vérité est ailleurs.


Vous pouvez vous procurer l'album sur Beatport ou iTunes. Plus d'infos directement sur le site du label Crosstown Rebels (qui pour vous donner une idée est aussi le nid de Jamie Jones et Damian Lazarus).




Au passage on en profite aussi pour vous parler du dernier clip des Stuck In The Sound qui on décidément un talent indubitable pour choisir les clips accompagnant leurs titres. Après le pari gagnant du clip de Brother réalisé par des étudiants dans un style manga au final assez éloigné de l'image qu'ils véhiculent habituellement, voici le clip de Let's Go réalisé par Alexis Beaumont et Remi Godin qui met en scène une histoire à marcher sur la tête dans un univers cartoon totalement décalé.


Encore une fois la magie opère...


Vous pouvez toujours acheter l'album Pursuit sur iTunes.

On y était... Festival Panoramas 2012

/ vendredi 13 avril 2012 /

                  Depuis 2003 et la venue de M83 et de TTC au petit Festival Panoramas, Morlaix est devenu « the place to be » pour les amateurs d’électro du 56.
Ce festival, à l’initiative d’un groupe de potes qui en avaient tous marre de rater leurs artistes préférés sous prétexte qu’ils habitent une région où seuls les 4x4 passent, gagne en notoriété et surtout en crédibilité chaque année en attirant les futurs cracks du rap et de l’électro avant leur éclosion officielle. C’est ainsi qu’en purs bretons, moi et les miens partîmes à l’assaut du camping sponsorisé par Le Télégramme.

                  Après trois contrôles, un de la douane, deux de la gendarmerie, et deux heures de bouchons à l’entrée de la mégalopole de Morlaix, on réussit à installer les tentes et à partir en toute hâte voir la fin de Chinese Man. On a vu la plus connue, sympa, mais il est temps de passer aux choses sérieuses. On passe à Stuck In The Sound, avec un son violent et volontairement teenager, des cheveux longs et des petites cabrioles. Le groupe classique des débuts de soirée, qui nous fait patienter pour 1995.
                  Alors 1995. J’aime bien La Source et La Suite, mais ce n’est pas du grand rap français (contrairement à Odezenne, dont il faudra reparler). Ce n’est pas un renouveau, mais ça reste sympa, et l’effet crew marche à plein dans un rap français dominé par les duos/trios pour la plupart. Un pogo incroyable s’installe, impossible de s’approcher de la scène, mais le son est très bon. Le collectif a pris de la bouteille et cela se ressent dans la manière de faire le show. Entrée sur La Source, petite impro en plein milieu entre Nekfeu et Alpha Wann, tout y était.
Vient ensuite le groupe Kap Bambino, pour lequel on décide de se placer derrière les barrières. Sans connaître très en profondeur, ça devait être sympa. C’était une claque. Un homme caché derrière des longs cheveux noirs aux platines et un petit bout de bonne femme à mi-chemin entre Blondie et Mimie Mathy qui gueule dans le micro, ça donne un électro métal assourdissant, terriblement entraînant. La petite blonde se prend pour Jim Morisson, et cela rajoute au côté totalement naturel et instantané. On en ressort les tympans déchirés, les jambes chancelantes, sourire béat aux lèvres.
                  A 1h10, il est temps de se diriger vers le Grand Hall, où Kalkbrenner premier du nom s’apprête à nous mettre la sère-mi. Du moins croyait-on. Bien sûr, ça reste le maillot de Platini en live, tout ça, mais les chansons s’allongent, le beat est assez répétitif et le style aérien et épuré de Kalkbrenner n’est pas, à mon avis, fait pour durer deux heures.
                     A trois heures sonne  le tournant du festival. The Hacker, remplaçant de luxe de son fils spirituel Gesaffelstein, fait son entrée dans l’arène. On s’attendait à ce qu’il fasse un set bien métallique dans la veine de son filleul, pour bien le seconder. On ne s’y est pas trompé. Mélodies acerées, beat ultra précis, animal, et son à donner le goût du métal dans la bouche, c’est le chef d’œuvre du Panoramas #15. Pourquoi ? Parce qu’en plein milieu d’un set gesaffelsteinesque, sans surprise mais palpitant, le grenoblois nous sort les premières notes de Blue Monday…
On pense qu’il s’agit juste d’une transition, ce n’est pas le cas. The Hacker laisse les sept minutes vingt six de la chanson en entier. New Order fait danser toute une scène électro trente ans après Power Corruption & Lies. Peu de groupes peuvent s’en vanter. Le délire est total, l’incroyable modernité du son transporte la foule, en sueur. Sept minutes pendant lesquelles tout le public saute, exulte, hurle des bravos. Tellement intense que l’euphorie ne retombe pas pendant les vingt minutes restantes. Après un set assez court, nous quittons donc les lieux du crime totalement revigorés par un hi kick dans nos gueules de prolos qui se la collent à la Royal Club (8°, 70 centimes la pinte). Merci Hacker.
                  Le lendemain, après un bon before de clodos à sauter sur une Audi, nous repartons avec des forces nouvelles directement en direction de Jupiter. Peu de souvenirs, mais une chanteuse gracieuse, un son pop électro beau et dansant. L’ultime « Saké », transporte la foule.
                  C2C passe à 23h40, commence par Down The Road, tout droit sorti du dernier EP. Chacun des Nantais a une bouche sur l’écran de son pupitre qui entonne la mélodie. Très vite, cela devient dansant, le niveau de mix est simplement hallucinant, avec les habituels changements de positions entre DJ et platines. Un spectacle incroyablement bien huilé résultat est aussi beau à voir qu’à écouter. Ce Panorama est clairement le plus abouti au niveau du spectacle visuel.
                  Digitalism déçoit un peu, bon set mais trop de retours à l’air d’ « Idealistic ». Ils sont clairement venus faire plaisir au public, mais est-ce qu’un concert n’est fait que pour donner au public ce qu’il attend ?
                  A 3h00, alors que la fatigue se fait sentir dans les rangs, débute Canblaster sous la petite scène du Chapiteau. J’avais promis à mes potes un truc bien chelou, ayant en fait un peu peur de la qualité globale. C’est définitivement le membre le plus abouti du Club Cheval. Pendant près de deux heures, il enchaîne les sons improbables, les bruits de microprocesseurs qui créent des beats, les henissements de chevaux, les mélanges de beat de rap méconnaissables. C’est de la folie. Un geek aux cheveux sales, au corps d’ado attardé et aux Nike Running aux pieds qui te fait danser sur un bruit de galop, c’est unique. Au début, beaucoup de gens, surtout des Fluokids étaient venus admirer le DJ. Très vite, il épuise son monde et nous sommes une dizaine lorsque Canblaster lâche les platines, vers cinq heures. L’ingénieur du son est enfin rassuré, lui qui était obligé de venir baisser le son toutes les cinq minutes. Une expérience bien dégueulasse, sûrement peu audible à part vers quatre heures du mat, dans le Morbihan. Et on aurait du aller se coucher…
                  …parce que Popof c’était bien pourri comme il faut.    
Poing G.
                 

Take Your Cover #4

/ vendredi 8 juillet 2011 /
Après un long moment d'absence le Take Your Cover reprend du service.

Depuis leur titre phare Toy Boy paru en 2006, les Stuck In The Sound se sont fait une place de choix dans le rock indie français, révélés par le concours CQFD des Inrocks ils ont depuis en 2009 sorti un nouvel album assez différent du premier et qui a pas mal divisé. On murmure dans les bas-fonds de Twitter qu'un troisième album serait en préparation...

C'est l'année dernière dans une émission diffusé sur France Inter que les Stuck ont repris Who Is It de Michael Jackson. La voix si particulière de JRF, le leader du groupe, donne au titre une sensibilité à fleur de peau; difficile de ne pas succomber à l'envie de l'écouter encore, encore, encore...

Michael Jackson - Who Is It (Stuck In The Sound Cover)

Le son du moment

Tu trouveras pas Justin Bieber, mais surement ton bonheur.

 
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