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Try This! #51

/ mardi 14 août 2012 /

Tu chill dans la piscine familiale ou tu bronze au cap d'Agde mais t'es en manque de musique pour tes oreilles? French ALoud est là pour t'aider.

On commence avec des nouvelle de l'allemand Paul Kalkbrenner qui, en guise de mise en bouche annonçant son nouvel album à venir cet automne, nous livre un clip doté d'un titre inédit Das Gezabel. Le clip est quant à lui réalisé par Robin Polak qui s'est servi de photos de sa dernière tournée. En tout cas pour ce qui est de la promotion de la langue et la culture allemande nous on préfère PK à Tokio Hotel!


La sensation Azealia Banks qui sévit depuis quelques temps avec son entrainant 212 remet le couvert avec un titre produit en collaboration avec Araabmuzik. L'ambiance est sombre, on sent qu'elle est pas là pour rigoler et nous on pense à Lil Kim à la belle époque. La production est sans surprise au top, et on adore le 'dirty talk' de la miss Banks.

Mais attention car la déesse cendrée est opposée à la luminescente nymphe Iggy Azalea qui a déjà pris un peu d'avance en sortant sa mixtape il y a peu. Mais cette collaboration avec Araabmuzik laisse penser que Banks préfère tracer son chemin hors des sentiers battus et évite la comparaison avec la dégueulasse Nicki Minaj; ce qui n'est pas encore acquis pour Iggy.


Mais comment finir ce Try This! quoi de mieux qu'une cover de Nouvelle Vague? Mais oui souvenez vous! Nouvelle Vague est un groupe qui s'est fait connaitre en reprenant des titres d'artistes comme Joy Division, The Clash et Blondie et transformant ces hymnes post-punk en chansons des 60' au style bossa-nova aidée par la voix suave de la chanteuse.

Aujourd'hui c'est une chanson des géniaux Buzzcocks, Ever Fallen In Love sorti fin 1978, qui passe dans la machine Nouvelle Vague pour en ressortir avec des senteurs de rhum et de cocotiers. Je vous laisse sur ça.

On y était... Festival Panoramas 2012

/ vendredi 13 avril 2012 /

                  Depuis 2003 et la venue de M83 et de TTC au petit Festival Panoramas, Morlaix est devenu « the place to be » pour les amateurs d’électro du 56.
Ce festival, à l’initiative d’un groupe de potes qui en avaient tous marre de rater leurs artistes préférés sous prétexte qu’ils habitent une région où seuls les 4x4 passent, gagne en notoriété et surtout en crédibilité chaque année en attirant les futurs cracks du rap et de l’électro avant leur éclosion officielle. C’est ainsi qu’en purs bretons, moi et les miens partîmes à l’assaut du camping sponsorisé par Le Télégramme.

                  Après trois contrôles, un de la douane, deux de la gendarmerie, et deux heures de bouchons à l’entrée de la mégalopole de Morlaix, on réussit à installer les tentes et à partir en toute hâte voir la fin de Chinese Man. On a vu la plus connue, sympa, mais il est temps de passer aux choses sérieuses. On passe à Stuck In The Sound, avec un son violent et volontairement teenager, des cheveux longs et des petites cabrioles. Le groupe classique des débuts de soirée, qui nous fait patienter pour 1995.
                  Alors 1995. J’aime bien La Source et La Suite, mais ce n’est pas du grand rap français (contrairement à Odezenne, dont il faudra reparler). Ce n’est pas un renouveau, mais ça reste sympa, et l’effet crew marche à plein dans un rap français dominé par les duos/trios pour la plupart. Un pogo incroyable s’installe, impossible de s’approcher de la scène, mais le son est très bon. Le collectif a pris de la bouteille et cela se ressent dans la manière de faire le show. Entrée sur La Source, petite impro en plein milieu entre Nekfeu et Alpha Wann, tout y était.
Vient ensuite le groupe Kap Bambino, pour lequel on décide de se placer derrière les barrières. Sans connaître très en profondeur, ça devait être sympa. C’était une claque. Un homme caché derrière des longs cheveux noirs aux platines et un petit bout de bonne femme à mi-chemin entre Blondie et Mimie Mathy qui gueule dans le micro, ça donne un électro métal assourdissant, terriblement entraînant. La petite blonde se prend pour Jim Morisson, et cela rajoute au côté totalement naturel et instantané. On en ressort les tympans déchirés, les jambes chancelantes, sourire béat aux lèvres.
                  A 1h10, il est temps de se diriger vers le Grand Hall, où Kalkbrenner premier du nom s’apprête à nous mettre la sère-mi. Du moins croyait-on. Bien sûr, ça reste le maillot de Platini en live, tout ça, mais les chansons s’allongent, le beat est assez répétitif et le style aérien et épuré de Kalkbrenner n’est pas, à mon avis, fait pour durer deux heures.
                     A trois heures sonne  le tournant du festival. The Hacker, remplaçant de luxe de son fils spirituel Gesaffelstein, fait son entrée dans l’arène. On s’attendait à ce qu’il fasse un set bien métallique dans la veine de son filleul, pour bien le seconder. On ne s’y est pas trompé. Mélodies acerées, beat ultra précis, animal, et son à donner le goût du métal dans la bouche, c’est le chef d’œuvre du Panoramas #15. Pourquoi ? Parce qu’en plein milieu d’un set gesaffelsteinesque, sans surprise mais palpitant, le grenoblois nous sort les premières notes de Blue Monday…
On pense qu’il s’agit juste d’une transition, ce n’est pas le cas. The Hacker laisse les sept minutes vingt six de la chanson en entier. New Order fait danser toute une scène électro trente ans après Power Corruption & Lies. Peu de groupes peuvent s’en vanter. Le délire est total, l’incroyable modernité du son transporte la foule, en sueur. Sept minutes pendant lesquelles tout le public saute, exulte, hurle des bravos. Tellement intense que l’euphorie ne retombe pas pendant les vingt minutes restantes. Après un set assez court, nous quittons donc les lieux du crime totalement revigorés par un hi kick dans nos gueules de prolos qui se la collent à la Royal Club (8°, 70 centimes la pinte). Merci Hacker.
                  Le lendemain, après un bon before de clodos à sauter sur une Audi, nous repartons avec des forces nouvelles directement en direction de Jupiter. Peu de souvenirs, mais une chanteuse gracieuse, un son pop électro beau et dansant. L’ultime « Saké », transporte la foule.
                  C2C passe à 23h40, commence par Down The Road, tout droit sorti du dernier EP. Chacun des Nantais a une bouche sur l’écran de son pupitre qui entonne la mélodie. Très vite, cela devient dansant, le niveau de mix est simplement hallucinant, avec les habituels changements de positions entre DJ et platines. Un spectacle incroyablement bien huilé résultat est aussi beau à voir qu’à écouter. Ce Panorama est clairement le plus abouti au niveau du spectacle visuel.
                  Digitalism déçoit un peu, bon set mais trop de retours à l’air d’ « Idealistic ». Ils sont clairement venus faire plaisir au public, mais est-ce qu’un concert n’est fait que pour donner au public ce qu’il attend ?
                  A 3h00, alors que la fatigue se fait sentir dans les rangs, débute Canblaster sous la petite scène du Chapiteau. J’avais promis à mes potes un truc bien chelou, ayant en fait un peu peur de la qualité globale. C’est définitivement le membre le plus abouti du Club Cheval. Pendant près de deux heures, il enchaîne les sons improbables, les bruits de microprocesseurs qui créent des beats, les henissements de chevaux, les mélanges de beat de rap méconnaissables. C’est de la folie. Un geek aux cheveux sales, au corps d’ado attardé et aux Nike Running aux pieds qui te fait danser sur un bruit de galop, c’est unique. Au début, beaucoup de gens, surtout des Fluokids étaient venus admirer le DJ. Très vite, il épuise son monde et nous sommes une dizaine lorsque Canblaster lâche les platines, vers cinq heures. L’ingénieur du son est enfin rassuré, lui qui était obligé de venir baisser le son toutes les cinq minutes. Une expérience bien dégueulasse, sûrement peu audible à part vers quatre heures du mat, dans le Morbihan. Et on aurait du aller se coucher…
                  …parce que Popof c’était bien pourri comme il faut.    
Poing G.
                 

Try This ! #12

/ mardi 14 juin 2011 /

Un Try This! un peu spécial cette semaine consacré au nouvel album de Paul Kalkbrenner sorti le 3 Juin et sobrement intitulé "Icke Wieder" ("Encore Moi").
Pour cet album PK se sépare de BPitchControl pour se tourner vers le label anglais de rock Rough Trade.


3 ans après la sortie de Berlin Calling, il faut dire que le bonhomme était attendu au tournant; difficile de réussir à combler une base de fans devenue énorme depuis quelques années.
Pour cet album, le DJ et producteur allemand n'a pas pris tous les risques en signant un album dans la lignée des précédents.
Autant le dire tout de suite Icke Wieder n'est pas la claque qu'à pu être Berlin Calling; cela est probablement dû au fait que l'on ne retrouve pas de titres aussi fédérateurs que Aaron ou Sky And Sand avaient pu être...
On pourra reprocher à cet opus de manquer de relief, notamment dans les montées ou les ruptures; néanmoins on reste dans du Kalkbrenner et on retrouve le son minéral et mélancolique propre au berlinois. Le morceau fort de cet album est assurément le dernier, en écoute juste là dessous.


Mais Kalkbrenner c'est avant tout en Live que ça s'apprécie et se déguste: donc à voir... (Si vous n'êtes pas encore convaincu de son talent en concert, regardez juste cette vidéo issu du "A Live Documentary" paru en 2010 et on en reparle après).
Peut être que le manque de dynamisme que l'on peut lui reprocher sera comblé par ses prouesses aux platines.

Vous pouvez avoir un aperçu de l'album entier juste ici.

Le son du moment

Tu trouveras pas Justin Bieber, mais surement ton bonheur.

 
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