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On y était... Festival Panoramas 2012

/ vendredi 13 avril 2012 /

                  Depuis 2003 et la venue de M83 et de TTC au petit Festival Panoramas, Morlaix est devenu « the place to be » pour les amateurs d’électro du 56.
Ce festival, à l’initiative d’un groupe de potes qui en avaient tous marre de rater leurs artistes préférés sous prétexte qu’ils habitent une région où seuls les 4x4 passent, gagne en notoriété et surtout en crédibilité chaque année en attirant les futurs cracks du rap et de l’électro avant leur éclosion officielle. C’est ainsi qu’en purs bretons, moi et les miens partîmes à l’assaut du camping sponsorisé par Le Télégramme.

                  Après trois contrôles, un de la douane, deux de la gendarmerie, et deux heures de bouchons à l’entrée de la mégalopole de Morlaix, on réussit à installer les tentes et à partir en toute hâte voir la fin de Chinese Man. On a vu la plus connue, sympa, mais il est temps de passer aux choses sérieuses. On passe à Stuck In The Sound, avec un son violent et volontairement teenager, des cheveux longs et des petites cabrioles. Le groupe classique des débuts de soirée, qui nous fait patienter pour 1995.
                  Alors 1995. J’aime bien La Source et La Suite, mais ce n’est pas du grand rap français (contrairement à Odezenne, dont il faudra reparler). Ce n’est pas un renouveau, mais ça reste sympa, et l’effet crew marche à plein dans un rap français dominé par les duos/trios pour la plupart. Un pogo incroyable s’installe, impossible de s’approcher de la scène, mais le son est très bon. Le collectif a pris de la bouteille et cela se ressent dans la manière de faire le show. Entrée sur La Source, petite impro en plein milieu entre Nekfeu et Alpha Wann, tout y était.
Vient ensuite le groupe Kap Bambino, pour lequel on décide de se placer derrière les barrières. Sans connaître très en profondeur, ça devait être sympa. C’était une claque. Un homme caché derrière des longs cheveux noirs aux platines et un petit bout de bonne femme à mi-chemin entre Blondie et Mimie Mathy qui gueule dans le micro, ça donne un électro métal assourdissant, terriblement entraînant. La petite blonde se prend pour Jim Morisson, et cela rajoute au côté totalement naturel et instantané. On en ressort les tympans déchirés, les jambes chancelantes, sourire béat aux lèvres.
                  A 1h10, il est temps de se diriger vers le Grand Hall, où Kalkbrenner premier du nom s’apprête à nous mettre la sère-mi. Du moins croyait-on. Bien sûr, ça reste le maillot de Platini en live, tout ça, mais les chansons s’allongent, le beat est assez répétitif et le style aérien et épuré de Kalkbrenner n’est pas, à mon avis, fait pour durer deux heures.
                     A trois heures sonne  le tournant du festival. The Hacker, remplaçant de luxe de son fils spirituel Gesaffelstein, fait son entrée dans l’arène. On s’attendait à ce qu’il fasse un set bien métallique dans la veine de son filleul, pour bien le seconder. On ne s’y est pas trompé. Mélodies acerées, beat ultra précis, animal, et son à donner le goût du métal dans la bouche, c’est le chef d’œuvre du Panoramas #15. Pourquoi ? Parce qu’en plein milieu d’un set gesaffelsteinesque, sans surprise mais palpitant, le grenoblois nous sort les premières notes de Blue Monday…
On pense qu’il s’agit juste d’une transition, ce n’est pas le cas. The Hacker laisse les sept minutes vingt six de la chanson en entier. New Order fait danser toute une scène électro trente ans après Power Corruption & Lies. Peu de groupes peuvent s’en vanter. Le délire est total, l’incroyable modernité du son transporte la foule, en sueur. Sept minutes pendant lesquelles tout le public saute, exulte, hurle des bravos. Tellement intense que l’euphorie ne retombe pas pendant les vingt minutes restantes. Après un set assez court, nous quittons donc les lieux du crime totalement revigorés par un hi kick dans nos gueules de prolos qui se la collent à la Royal Club (8°, 70 centimes la pinte). Merci Hacker.
                  Le lendemain, après un bon before de clodos à sauter sur une Audi, nous repartons avec des forces nouvelles directement en direction de Jupiter. Peu de souvenirs, mais une chanteuse gracieuse, un son pop électro beau et dansant. L’ultime « Saké », transporte la foule.
                  C2C passe à 23h40, commence par Down The Road, tout droit sorti du dernier EP. Chacun des Nantais a une bouche sur l’écran de son pupitre qui entonne la mélodie. Très vite, cela devient dansant, le niveau de mix est simplement hallucinant, avec les habituels changements de positions entre DJ et platines. Un spectacle incroyablement bien huilé résultat est aussi beau à voir qu’à écouter. Ce Panorama est clairement le plus abouti au niveau du spectacle visuel.
                  Digitalism déçoit un peu, bon set mais trop de retours à l’air d’ « Idealistic ». Ils sont clairement venus faire plaisir au public, mais est-ce qu’un concert n’est fait que pour donner au public ce qu’il attend ?
                  A 3h00, alors que la fatigue se fait sentir dans les rangs, débute Canblaster sous la petite scène du Chapiteau. J’avais promis à mes potes un truc bien chelou, ayant en fait un peu peur de la qualité globale. C’est définitivement le membre le plus abouti du Club Cheval. Pendant près de deux heures, il enchaîne les sons improbables, les bruits de microprocesseurs qui créent des beats, les henissements de chevaux, les mélanges de beat de rap méconnaissables. C’est de la folie. Un geek aux cheveux sales, au corps d’ado attardé et aux Nike Running aux pieds qui te fait danser sur un bruit de galop, c’est unique. Au début, beaucoup de gens, surtout des Fluokids étaient venus admirer le DJ. Très vite, il épuise son monde et nous sommes une dizaine lorsque Canblaster lâche les platines, vers cinq heures. L’ingénieur du son est enfin rassuré, lui qui était obligé de venir baisser le son toutes les cinq minutes. Une expérience bien dégueulasse, sûrement peu audible à part vers quatre heures du mat, dans le Morbihan. Et on aurait du aller se coucher…
                  …parce que Popof c’était bien pourri comme il faut.    
Poing G.
                 

Try This ! #19

/ mercredi 12 octobre 2011 /

Nouvel épisode pour le Try This! avec au menu du jeune, du vieux et toujours la même sauce!
On commence avec la sortie toute récente du dernier titre, accompagné du clip, de Nekfeu & Alpha Wann.
Après En Soum-Soum voici Monsieur Sable toujours produit par Basement Beatzz. Soutenu par le très efficace et indémodable sample des Chordettes, le flow des deux jeunes parisiens est toujours aussi rafraichissant, les influences se font entendre (Saïan Supa Crew notemment) et nous on adore toujours autant.

Les deux lascars et plus largement 1995, l'Entourage et les autres collectifs sont réellement en passe de devenir incontournables sur la scène française.


On continue avec une petite découverte French ALoud : Algebraic Satellite.
Si vous aimez l'electro/indie un peu planante ce groupe est fait pour vous! je vous laisse découvrir leur premier album en écoute libre sur SoundCloud.


On termine avec un petit retour en arrière car certains sons ne devraient pas être oublié...

Pollux From Rio présent notamment à Rock En Seine, ils valent vraiment le détour.

Instable, saccadé, Monochromatic est de ce genre de morceau qui ne vous laisse pas indifférent; et même si les influences anglo-saxonnes sont bien là on peut de tant à autre percevoir cette sensibilité toute française qui donne au morceau son cachet si particulier.

Leur nouveau morceau A La Nage est sorti cet été et est en écoute libre sur leur MySpace.

Try This ! #16

/ mardi 12 juillet 2011 /

Depuis quelques mois tout le monde ne parle que d'une date 1995, le renouveau du rap français, les messies. De l'oxygène injecté à coup de punchline dans le rap français.

Mais au final c'est quoi ? Car tout le monde en parle sans vraiment savoir de quoi il s'agit. Déjà 1995 (prononcer undoubleneufcinq) c'est un groupe de jeunes rappeurs parisiens qui évoluent depuis quelques années déjà dans divers collectifs d'artistes. 

L'entourage est un collectif d'une vingtaine de personnes, emcee's, réalisateurs de clips, graffiteurs, un vrai bouillon de talents qui ne pouvait qu'éclore d'un groupe comme 1995 mais le but ce n'est pas le buzz, c'est d'avancer ensemble. Le collectif c'est avant tout des potes et ils le restent.
On pourra également citer le collectif 75ème Session donnant la part belle à la photographie et se voulant développer une structure artistique à part entière. Ambitieux !

Ces rappeurs s'exercent sans cesse dans des "battles" et ne perdent pas de vue l'esprit du rap originel, et ce sont ces valeurs qu'ils défendent dans leur dernier EP : La Source

Pour la suite on attend la sortie de la mixtape de Nekfeu. Kickez ça !

1995 - La Source

Breakbot qui entame une tournée avec les meilleurs dj electro-funk du moment : Chromeo ? 
Ça méritait bien un petit remix non ?
Malheureusement pour nous ce n'est qu'une tournée US ...
On retrouve ce son guimauve sous LSD bien particulier des Chromeo et c'est toujours aussi bon !

Chromeo - When Night Falls (Breakbot Remix)

On termine avec Calvin Harris qui nous rassure avec la présentation le 8 juillet au soir de son nouveau titre Feel So Close sur BBC Radio 1 dans l'émission de Pete Tong.
Il nous rassure car depuis Awooga et Bounce on ne savait plus trop où Calvin Harris allait avec son album. Ce nouveau morceau rassure quant à la qualité de son prochain album. On attend la suite !

Calvin Harris - Feel So Close

Le son du moment

Tu trouveras pas Justin Bieber, mais surement ton bonheur.

 
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